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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 08:46

1165058838_1.jpgCertains diront que les blancs ne savent pas sauter et encore moins danser. D'autres diront qu'on ne peut pas rire de tout et surtout que les musulmans n'ont pas d'humour. Et bien, « C'est FAUX! Tout le monde, tout le monde... » (dixit Jame Deno)! Ils ont même de l'autodérision à revendre. Je me méfis de cette époque où l'humour est vécu comme un antidépresseur, une échappatoire ou une manière supplémentaire d'endormir la masse. Comme si lui donner du pain et des jeux en ligne ne suffisait pas ? Mais entre d’une part l’humour, et d’autre part l’insulte, l’humiliation, la moquerie, le fait de blesser et de rabaisser, il y a plus qu’une nuance ou une subtilité : c’est un été d’esprit ! La parole est libératrice et bien le rire aussi ! On est 5 millions de musulmans selon les manifestants mais aussi selon les sources de la police. Vu que le ratio est de 4 femmes pour 1 homme et qu'on se reproduit comme des lapins pour les allocs... Alors faudrait peut-être commencer à s'y faire, parce qu’on est pas prêt de s’arrêter !

 

Par exemple, un exemple de notre humour : Nasr Eddin Hodja a bercé mon enfance. Ma grand-mère me racontait les fables de ce fou plein de sagesse. En voilà une guest star de l’humour, il ne fait pas salle comble, ne vend pas de DVD et ne fait jamais de blague en dessous de la ceinture. Pour ceux qui ne connaîtraient pas Nasr Eddin Hodja, j’ai sélectionné l’histoire intitulée, « Le Verre de Thé » :

Nasr Eddin Hodja est invité par son ami Mokhtar à prendre le thé sur sa terrasse. Pour faire croire, aux voisins qui les observaient de leurs terrasses toutes proches, qu'il était généreux, il donna à Nasr Eddin Hodja un très grand verre, mais qui ne contenait qu'un doigt de thé.
- Donnez-moi une corde, pour que je l'attache à ma taille, s'écria Nasr Eddin Hodja, assez fort pour les voisins l'entendent.
- Tu perds la raison, Nasr Eddin Hodja, dit Mokhtar.
- Au contraire, rétorqua Nasr Eddin Hodja, Si je tombe au fond du verre, comment veux-tu m'en sortir sans corde ?
Ayant compris l'allusion, son ami lui amena cette fois-ci un tout petit verre qu'il remplit à ras bord.
- Donnez-moi une corde, s'écria à nouveau Nasr Eddin Hodja, pour que je l'attache au verre.
- Cette fois, tu es complètement fou, dit Mokhtar.
- Si j'avale le verre, dit Nasr Eddin Hodja à la grande hilarité de l'assistance, comment ferai-je alors pour le sortir de mon estomac ?  
  

 

Et dans une forme plus moderne de la « comédie islamique », je relais ce que j’avais déjà évoqué  ICI :  « A part ça tout va bien ». Ce projet audiovisuel propose des vidéos humoristiques sur le thème de l'Islam. L'humour peut être un moyen de faire réfléchir au sujet des clichés et divers préjugés que l'Islam peut susciter.

 

Et parce qu'il n'y a pas que l'Islam dans la vie (des non-musulmans)... Il y a aussi La cage d'escalier & Ghetto Gag...



MAMADOU LE GRAND FRÈRE (GHETTO GAG PROD)

 

 

 

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 14:21

http://www.gizmodo.fr/wp-content/uploads/2009/02/revolution_of_1968_by_misspaperclip_01.jpg

 Ce n’est un secret pour personne : après la vivisection, la sieste et le lancé de babouches… la chasse au sample ainsi que la quête du pur et bon son restent mes sports préférés. J’aime le hip hop et je pourrais écrire à son sujet autant que je l’écoute. J’en connais sess prémices devenus les classiques qui me font frémir. Mais avouons que les temps sont rudes pour ce noble art de plus en plus maltraité. Il n’y a pas de mal à en vivre et de faire de sa passion un métier, du moment que les protagonistes ne se perdent pas en route. Je ne reproche pas aux têtes d’affiche, de faire de leur musique un business rentable. Du moment qu’ils ne se prennent pas pour des emblèmes ou des porte-drapeaux... Inévitablement, ils leur faudra répondre à une demande, celle des majors qui formatent, vulgarisent et veulent nous faire croire qu’elles démocratisent le hip hop. Vaste farce. Tout art, toute création, toute production finit par se retrouver aux limites de ses possibilités. Rester underground est difficile quand l’appât du gain tente plus d’un MC à vendre son âme à l’industrie musicale. Ma résolution musicale de l’année : bruler mon t-shirt « Le rap c’était mieux avant ». Le rap, son essence n’ont jamais déçu l’auditeur car ce sont les rappeurs qui en réalité étaient mieux avant. Ils étaient plus passionnés, intègres, créatifs et moins opportunistes. C’est quand je me dis qu’une épistémologie du genre est nécessaire et que je pense souvent avoir fait le tour de ce microcosme que je me prends souvent une claque des plus réconfortante. Au détour d’un MC ou d’un beatmaker je me laisse surprendre! C’est là, la première politesse artistique : savoir se renouveler tout en étant constant. Il arrive que l’on tombe sur la perle qui élève la discipline, celle qui par ses mots, ses prod nous charme. C’est bien là ce que fait le Super8, en s’attaquant doucement aux fondations. Il joue avec la musicalité pour nous livrer un produit cohérant et abouti. Ses sonorités teintées de poésie et sa mélancolie mettent en exergue foultitude de sentiments.

 

Le Super8 est l’activiste d’un art spécial, celui de faire valser le BPM. Assurément il n’est pas juste humain mais extra terrien car créateur des choses du quotidien. Sa musique a une structure qui va crescendo, une puissance qui te prend aux tripes et qui monte jusqu’à l’apothéose. Il a l’art thérapeutique d’un clinicien à la frappe chirurgicale. Il vous fait du bien en se donnant du mal, il vous fait du mal en se faisant du bien. Son langage millimétré reste un paradoxe car il fait se rencontrer l’humilité et le charisme. Si je devais résumer sa musicalité, je dirai que c’est comme prendre l’ascenseur d’un grand hôtel. La volupté s’empare du lieu à mesure que l’ascension progresse. Chaque étage gagné nous laisse croire qu’on a volé un peu de lucidité. Et au moment où l’on pense que c’est la rupture, que cet éphémère voyage prend fin, le hasard fait qu’orné d’un faste d’antan, on se retrouve face à notre propre reflet. L’entreprise du Super8 est aussi éclairée que courageuse. C’est une forme d’exutoire qui nous propulse dans un univers fait de solitudes, de peines, de joies et de douleurs.  Le Super8 a la sensibilité des artistes maudits, un style sans aucune exigence fait d’originalité et d’accessibilité. Il œuvre en luttant contre le réel et s’acharne à vouloir le dissoudre. Ainsi, son art n’offre pas de réponse mais posent beaucoup de questions. Un artiste distille toujours une part de lui dans son œuvre mais ne se montre qu’à travers elle. C’est ça le Super8 mais aussi l’offrande de l’évasion, en réalité banalité du quotidien qu’il a su magnifier.

 

J'aurais voulu écrire le Super8 en rime mais le sentiment n'en a pas. C'est l’écho venu du plus profond des coulisses de mon âme, de mes victoires, de mes défaites. Que Dieu bénisse l’Amérique et l’inventeur du mode repeat car l’art du Super8 est de ceux qu’on peut écouter en boucle la nuit et ce jusqu’à que le soleil vienne percer l’horizon. Il sait retranscrire les tourments dans une perpétuelle ode à la demi-saison, aussi gourmande, inattendue, que pénétrante. L’ambiance est calme, douce, envoutante. Il sait aussi manier les mots, les asservir pour en faire des armes sur-stylisées de destruction massive. L’alchimie provient de la justesse et du mystère dont il sait se défaire pour sortir de l’obscurité et gagner la lumière. La force du Super8 est qu’il sait me surprendre car sa musique ne m’a pas parlé, non je l’ai ressenti. Sa musicalité m’a fait pleurer, planer, sourire. Elle m’a procuré l’évasion et parfois le spleen assuré. Si la magie opère, c’est aussi en partie grâce à la passion qui se dégage et suinte à chaque rime, à chaque beat crapuleux. C’est la langue étrangère d’un exilé malgré lui, en plein apprentissage de ses identités secrètes. Sa musique est l’écho de ce qu’il est. Sans aucune déformation, une sorte de réconciliation de la forme au service du fond.

 

Faites, une minute de bruit pour ce Super talent au double-H à 1000 lieux sous la mer de la facilité.

 

MYSPACE : LE SUPER 8

 

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 14:46

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          Il me semble que la plus grande insulte dans l'impitoyable univers bloguien reste l'inactivité. J'irai presque jusqu'à m'excuser pour ces quelques semaines silencieuses pourtant pas synonyme d'oisiveté. J'aurai aimé vous dire que j'étais partie en vacances à l'autre bout du monde ou même que l'on m'avait kidnappé. Il n'en est (malheureusement) rien... d'aussi pa/lpitant/ssionnant! Ce néant rédactionnel s'explique par les activités des uns et des autres... et me concernant, MOI, j'ai une vraie excuse messieurs-mesdames. J'étais une plein fight avec mon avenir proche. Trois saisons universitaires que je m'étais plongée dans mon roman fleuve alors que je savais à peine nager. Sado-maso je fus car narratrice et instigatrice j'en ai été. C'était sans savoir que les divers protagonistes me feraient autant la MIZERIA! En buvant la tasse, j'aurai appris que la sociologie est (bien plus qu') un sport de combat. Ce roman aurait pu s'intituler: "C'est l'histoire d'une meuf, qui ne pensait pas la vie aussi chienne mais...". Parait que ce n'est pas très académique alors modestement j'ai porté mon intérêt sur le transnationalisme des descendants de l'immigration marocaine. Qu'est ce que c'est? On s'en fout (particulièrement) parce que ça y est, je suis diplômée et que je ne serais sans doute jamais publiée.

 

Et alors? Et bien rien! Les sciences humaines ont soif du Monde mais le Monde ne s'intéresse pas aux sciences humaines. Les professionnels ne jurent plus que par les Grandes Ecoles au petit nom ou par les mecs-IN fraîchement sortis de formation en "commerce " à une année de SMIC (13e et 14e mois compris). C'est ainsi, c'est moche, mais je le savais en m'engageant dans cette voie. Je n'ai jamais fait de la Sociologie pour révolutionner le monde et je déconseille à quiconque de s'y lancer pour gagner des millions. Je vous épargne les clichés qu'on sert habituellement dans les LM (que je suis en train de rédiger): ça m'a enrichi - STOP- développé mon (sale) esprit critique - STOP - voir plus si affinité - FIN


 Aujourd'hui si je prends le clavier, ce n'est ni pour cracher à la gueule du marché de l'emploi, ni à celle de la putain de sa mère la méritocratie (dixit Hassof), et encore moins à celle du système universitaire français. Non! J'écris pour remercier CEUX qui m'ont soutenu durant ma recherche, qui ont cru en moi, qui ont toléré mon caractère de merde et qui m'ont aidé et encouragé. La liste de vos prénoms figure forcément dans la page des Remerciements de mon mémoire de recherche! Et la suite? Bah c’est la question au dernier palier de Qui veut gagner des millions : trop peu connaissent la réponse !

 

A bientôt pour de nouveaux billets.

 

 

PS: c'était très drôle le foot, et l'Oréal... Surtout drolatique que ces bafouilles éclipsent le sujet des retraites et tout ces projets de lois visant à imposer la rigueur aux uns et permettre l'opulence à des demi-dieux intouchables toutes CPS confondues... ça va de soi, tout en apaisant les marchés financiers. 4e pouvoir réveille toi et fais ton putain de job ou démissionne comme Raymond D J.P Escalettes.

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 10:57

Pour ceux qui ne l’auraient pas remarqué, des albums d’images ont été ajoutés au blog. Simplicité, amateurisme et manque de prétention sont ici les maîtres-mots. Nous commençons aujourd’hui la 3e édition, que nous alimentons au gré des fournées gribouillisitiques (note à nous-mêmes : arrêter de pondre des néologismes bidons !!)… Si tu cliques -> là <- tu peux constater tout ça par toi-même, donc trêve de piapia et pour le reste voilà un echantillon.

 

img037

Le S., raconte moi ton road-trip marocain...

[Carnet de voyage par procuration. Feuillet volant en co-production avec Le S. (et google image). Lent labeur pour un retour aux fondamentaux. Format A4 au grammage léger et facilité de ce croquis totalement assumés. Le S., longue vie à ton imaginaire, on remet ça quand tu veux pour une nouvelle destination.... (probablement le Sud-Pacifique)]

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 01:13

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Même si je ne connais pas la Palestine, j’ai l’impression de toujours l’avoir eu à l'esprit et au coeur. Je pourrais des heures parler de ce bout de territoire à 20.000 lieux de la mer de mon quotidien. Tout a commencé avec la 1ere Intifada et mes grands cousins qui arboraient fièrement leurs keffiehs. Je n’avais ni l’âge de comprendre ni celui de me sentir concernée à l’époque mais plus la question revenait sur la table des négociations familiales plus mon attachement pour la cause palestinienne grandissait. Ma vraie prise de conscience en revanche, n'était pas liée à des considérations religieuses ou ethniques car tout a commencé avec mon amour naissant pour Berlin et son mur-frontière brisé. J'ai beaucoup pleuré en pensant à l’avant 1989, déjà si loin et pourtant tellement récent. Plus j’avançais, plus cette barrière entre 2 mondes alimentait une rage en moi. Pour en faire une colère salutaire, il me faudra quelques années pour la canaliser. Tout ça me poussera ma curiosité à s’intéresser aux murs du Monde. Les visibles comme les invisibles et forcément aux frontières symboliques tout comme réelles. Celui qui a un accès minimal à l’information, connait ces lieux où sont érigés les murs visibles : Berlin, Chyre, Ceuta, la frontière américano-mexicaine, les gated communities du monde et bien sur la « barrière de sécurité » israélienne. Mais pour ce qui est de l'invisible, on joue dans la cour de la subtilité. Il nous faut ouvrir l'oeil très grand pour voir qu'il nous encercle tout autant qu’il nous divise. A trop se tourner vers l'intérieur, on finit par se replier sur soi-même et par se protéger de ce qu'on croit être un péril. Je n'écrirai pas sur la récente Gaza-strophe parce que ça serait nier les autres conflits qui déchirent le monde. L'Impérialisme, la Colonisation et l’Inhumanité restent le quotidien de nombreux peuples à travers la planète. Il serait insultant de réduire plus de 6 décennies palestiniennes à quelques mots d'une facilité déconcertante, de plus les miens. A quoi bon écrire pour écrire ? A quoi bon écrire et tomber dans des analogies insultantes ? Quoi de plus abjecte qu'écrire pour donner une voix aux sans voix ? Je m'épargne un paquet de larmes et de contrariétés en vous épargnant mon blabla. J’ai encore du mal à comprendre comment l'humanité fait-elle pour dormir tranquille? N'a-t-elle que de la haine et aucune conscience? J’espère que ce récent événement ouvrira les yeux du Monde qui jusqu’alors a su rester bien trop aveugle, sourd et muet en niant ceux dont la seule faute est d'exister. Pour faire la paix, il faut déjà faire la justice, also… Wir sind alle Palestinian !

 

 


 
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La-Babouch-K® est née d'une fusion entre une chaussure pointue aérodynamique reçue en pleine face et d'une matriochka alcoolisée au thé à la menthe.

Bon ok, en vrai c'est parce qu'elle est ethniquement beur demi slave et qu'elle a une passion pour la chaussure pointue d'Afrique du Nord.

La-Babouch-K® c'est toutes les babouches (K ou pas), co-auteurs et instigateurs d'idées pour l'alimentation de la billetterie blogienne.

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Bonne errance en Babouch-K-ratie ®.

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