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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 20:40

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- Epouse 30 minutes & co, bonjour.

- Enfin, c'est pas trop tôt, ça fait deux semaines que j’essaie de vous joindre!

- Nos serveurs sont saturés, Monsieur, je m’en excuse. Quelle est la référence-produit ?

- La F3TO-3.0.

- Quelle est la date d’acquisition de votre Femme-Tout-Terrain-Toutes-Options ?

- 364 jours tout rond et je n’en peux déjà plus.

- Aviez-vous pris une extension de garantie ?

- Tout à fait, 6 mois d’extension et j’ai conservé le ticket de caisse. 

- Expliquez-moi la nature de votre problème.

- Ma femme dysfonctionne, elle n’est pas conforme. Trouvez-moi une solution car vous l’avez monté à l’envers !

- A l’envers?

- Oui, à l’envers, un jour elle a laissé son cerveau au rayon surgelé.

- Je vois, mais vous savez il y a des cas plus grave, en attente j’ai un mari qui veut rapporter sa femme car elle a congelé le dernier né.

- J’ai fait le bilan comptable vous savez et je perds plus que je ne gagne avec elle. Qu’importe les tracasseries administratives avec la belle famille... je n’en veux plus de cette femme d’inutilité publique.

- D’inutilité publique vous dites ?

- Oui, c’est l’arnaque du siècle! J’ai payé cash et j’exige qu’on me la change.

- Monsieur, le délai légal de 7 jours pour vous rétracter est dépassé.

- Mais écoutez, elle ne sert à rien, ne cuisine pas, ne repasse pas…

- Ah oui mais ça Monsieur, c’était l’option K2R.1...

- Certes mais je ne voulais pas de l’option fiqh-taleb de poche ! Elle m’a envouté !

- La cause est extrinsèque car le s’hour (sorcellerie) n’est pas de notre ressort.

- Aidez moi, je perds la raison, ne mange plus, ne dort plus !

- Si vous le désirer, je peux vous mettre en relation avec un sous traitant, Marabout Diaby.

- Qu’est ce que ce service ?

- Si vous êtes envouté, avez des problèmes de puissance sexuelle, que la malchance vous poursuit ou que vous désirez le retour à jamais de l’être aimé et des allocations... Marabout Diaby, célèbre sorcier-voyant-amourologue a 100% des solutions à vos problèmes. Résultats sous 3 jours !

- Intéressant, je vais y réfléchir car elle ne sait que contribuer à l’économie française. Notre appartement s’est transformé en dressing et la salle de bain en succursale de Sephora.

- Ca aussi c’était en option, Monsieur.

- Mais après une rude journée de labeur, j’apprécierai que le fumet d’une chorba chatouille mes narines. Je la soupçonne d’avoir des actions chez Knor !

- Et bien que Dieu bénisse votre micro-onde et lui alloue une longue très longue vie.

- C’est plus grave que ça! Un jour, paniquée, elle me dit que le riz était dans l’eau mais que rien ne se passait. Je lui demande alors si elle avait allumé le gaz ? Elle n’y avait pas pensé…

- En effet, ça marche moins bien ainsi! Alors que Dieu bénisse Oncle Ben’s et son riz minute au micro-onde.

- Ce n’est pas toujours un succès car le jour où la femme sera libérée par du riz qui s’auto-cuit n’est pas encore arrivé.

- Monsieur, votre contrat stipule clairement les motions suivantes: coquine, cerveau en RTT, peu de conversation… mais à aucun moment : femme d’intérieur captivante. 

- Je ne me rendais pas compte de mon erreur et je commence à m’en lasser.

- Vous pouvez changer la coque monsieur, un peu de chirurgie et c’est réglé.

- Sa coque est parfaite. Je voudrai juste un cerveau en option, de la complicité et un peu d’amour. Je vais finir par la coup de bouliser jusqu’à Kaboul !

- Vous saviez tout ça en acquérant ce modèle, Monsieur.

- Je pensais pouvoir la booster avec des plugins et que le temps suffirait à lui-même…

- Vous n’êtes pas le seul à être trop exigeant sur le physique mais pas assez moralement mais j’en suis désolée car je ne peux rien pour vous.

- Rien?! Ah oui, rien? Je ne veux pas la pousser du haut de l’escalier par inadvertance ! Dites vous qu’un accident domestique est si vite arrivé.

- Je vous le déconseille. Si vous ratez votre coup, vous aurez une tétraplégique sur les bras. Si vous réussissez il sera difficile de camoufler sa mort.

- J’invoquerai la folie passagère, je dirai que des voix provenant de mon estomac m’ont intimé de passer à l’acte ! Un incendie et je ferais jouer l’assurance.

- Jouir de l’assurance vie ne consolera jamais votre perte !

- Je ne peux pas vous la rapporter, vous êtes sûre ?

- Nous ne faisons pas de miracle Monsieur, le contrat le stipule clairement.

- Faites ce que vous pouvez je paierai s’il le faut…

- Il est trop tard Monsieur car je m’aperçois que votre femme a consulté notre catalogue et souhaite faire l’acquisition d’un nouveau con…joint.

- Vous êtes sûre ?

- Formelle !

- Et pour quel motif ?

- Je cite : « Avant de regarder la paille qui se trouve dans l’œil de ton voisin mon cher et tendre, regarde le tronc qui se trouve dans le tien! »

- (Tnut tnut tnut tnuuuut…)

 


La-Babouch-K, qui ne s'excuse pas

de la facilité déconcertante du dialogue

sans effet spéciaux mais inspiré de fait réel...

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 11:17

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Trois semaines que ta lettre a échoué au fond de mon sac. Je ne pouvais pas te répondre avant que le soleil du « Cœur de France », comme tu me l’as décris, puisse rivaliser avec celui qui arrose le  Bosphore de ses rayons. Ma nuit a été tumultueuse, sa moiteur fut semblable à celle qui envahit les wagons de l’Orient-Express une fois la gare de Bucarest passée. Du moins dans mon imaginaire, puisque la liaison ‘directe’ Paris-Istanbul, n’existe plus que dans la littérature... Je me résigne, en m’extrayant de mon sommeil la nuit a gagné sa bataille par un joli KO. Je m’arme afin de ne pas rester sur une défaite et je m’en vais résoudre cette éphémère et nocturne énigme, qui parfois fait que les bords de Loire ont le charme d’un  Petit Paris. Cette alchimie ne s'opère jamais le soleil levé alors il me faut faire vite pour capter l'humble quiétude qui s’offre en spectacle.

J’ai le sentiment profond que la ville m’appartient et happée par son tourbillon, je finis par déambuler, le cœur pointé vers l’horizon. Cela me procure une sorte d’ivresse, qui m’attendrit mais finit par me rappeler les déclarations d’amour que j’ai pu faire à Montmartre. Surplomber la Capitale des hauteurs du Sacré Cœur me manquera toujours. Il me faut marquer une pause avant que cette agréable balade ne devienne une mélancolie spleeneuse. Pour faire diversion, je décide de m’accorder ce luxe qu’est l’oisiveté à une terrasse place Jean Jaures. Ce n’est plus dans mes habitudes mais aujourd’hui, la nostalgie me pousse matinalement à savourer un café-noisette. Je m’installe alors et rêvasse en contemplant l'horizon encore tramé d’un mauve profond. Pendant que la lune s’efface, la ville s’éveille et comme toujours, me laisse profiter de l’ébullition qui la gagne, laissant la nuit recracher les premiers citadins.

L’air est chargé mais une douceur atypique s’en empare car la circulation est quasi-nulle et les clochards aussi rares qu’assoupis… Il y a bien au loin, des perturbateurs de cette tranquille volupté. Pas plus grands que des playmobil(e)s, qui courent valises au poing jusqu’à la gare histoire de ne pas louper le 7H05 pour Montparnasse. La perspective me donne cet étrange capacité de les tenir entre mon pouce et mon index et dans un élan sociopathe de pouvoir les écrabouiller… Je n’en ferai rien car il me suffit de tourner la tête pour faire abstraction de leur folle précipitation. Je profite de ce moment éphémère car dans l’heure la citadinité aura repris ses droits. La foule envahira à nouveau la place. Je me laisse surprendre car j’avais oublié l’intemporalité du lieu : les habitués sont encore et toujours là !

J’imagine qu’il est encore trop tôt pour qu'ils soient réunis au grand complet car un seul des rabz’’ est là. S’attablant, il m’a souri et déployant l’Equipe,  m’a lâché un « Ahlan wa sahlan » plein de malice. Je n’aurai pas le loisir de vérifier s’ils ont toujours la même approche surannée de la gente féminine et si leurs répétitifs mais enflammés débats mêlent encore football, dernières brèves du quartier et  prises de position animées au sujet de la religion. Je suppose que ça vanne, tape du poing sur la table, mate, siffle, rigole fort et toujours autant. Je sais seulement que si je repasse vers 13h il sera encore là, sirotant son unique café-crème accompagné de l’incontournable verre d’eau.

Monsieur-Chapeau aussi est là. Tout le monde le connaît mais personne ne partage jamais sa table. Il a cette coutume de marquer le pavé par sa prestance et de l’odeur de son cigarillo saveur vanille.  Plus immuable que lui tu meurs, seul son couvre-chef et ses boutons de manchettes assortis à la saison changent. J’ai toujours autant de tendresse pour l’élégance de ce vieil homme aux yeux aussi perçants que la teinte encore un peu délavé du ciel, aujourd’hui raccord avec la couleur de sa cravate. Son luxe à lui reste d’avoir le temps de se plonger dans la lecture du Monde et avouons-le, il en faut bien 24 des heures pour le parcourir.

Fade comme la fourrure mitée qui recouvre ses épaules usées, la grande Zoa fait son entrée. Sapée comme pour son propre enterrement, on sent qu’elle avait été belle, cette femme à la carrure bourgeoise usurpée. Mais sa gouaille ponctuée par l’accent titi parisien finit toujours par la trahir. J’aime l’écouter lorsqu’elle raconte son faste passé et ses 3 maris enterrés. Son assurance millimétrée me rappelle qu’il ne faut jamais devenir l’ombre de soi-même. Mais elle reste incontournable car le zinc sans la grande Zoa et ses histoires ce n’est plus qu’un banal bloc de bois.

Marius aussi est au rendez-vous, encore sobre mais ce n’est qu’une question de minute. Encore plus édenté que dans mon souvenir, il m’a proposé un croissant. Accepter cette viennoiserie serait là mon erreur parce qu’il commencerait à me ressortir le refrain 1000 fois entendu de sa vie aux Antilles. Celui de ses imaginaires ou réelles traversées de l’Atlantique, ponctuées de sa honte d’être un homme blanc ou de sa créolité par procuration. Il m’a juré de m’emmener avec lui à la Barbade alors que je ne lui avais rien demandé. A chaque fois il se dit sur le départ mais chaque jour il se chuchote à nouveau cette promesse à lui-même.


C'est là, la fin de mon insomnie. Car la citadinité reprend ses droits, les étudiants reviennent de week-end, les autres vont travailler, et les petits vieux continuent avec le premier venu, de glaner des petits moments de sociabilité. Une chose est certaine, petite turque d’adoption, rien a changé mise à part ton absence qui se fait grandissante. Tu n’es plus là et nos longues conversations bercées par les flots de la Loire, la bouche pleine de loukoums à la rose me manquent. J'aperçois au loin, Saliha qui me salut . Avec un peu de chance elle ne voudra rien boire et m’extraira des griffes de chaton de ce pochtron de Marius…

 

 

Tourangellement, ...

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 20:20

 

 

http://www.iloveparis.org/public/032010/Noir_Blanc.jpg

Ah je vois qu’on m’avait oublié depuis 2002, hein ? Et bien je suis revenue ! Qui suis-je ? Personne... Si ce n’est l’insécurité postélectorale qui fait encore et toujours trembler la France. J’espère que je vous ai manqué !? Quoi, vous ne vous êtes toujours pas habitués à moi alors que je reviens cycliquement au grès des échéances électorales ? Faudrait commencer à vous y faire car je reste l’un des meilleurs arguments de ceux qui convoitent le CDI de 5 ans de PDG de la France. Les politiques me plébiscitent, le temps de persuader l’opinion publique, que je ne suis pas seulement l’arbre qui cache la forêt des vrais maux de notre très chère société qui n’a que des problèmes. Bien sûr que non, je ne suis ni un prétexte, ni un écran de fumée, je suis LA préoccupation numero uno. N’est pas insécurité qui veut !


Avant que j’oublie, je tiens à remercier le 4ème pouvoir, pour me mettre sous les feux des projecteurs. Ah oui les journalistes ils savent très bien ma manipuler et démontrer que moi l’insécurité je pullule en France. J’aimerai être de la menthe sauvage pleine de fraîcheur mais je ne suis que de la mauvaise herbe desséchée. Il m’arrache et je repousse, alors que j’ai ma casquette à l’envers ou pas, le casting est toujours le même ! Peu importe l’époque, de toute façon les politiciens ont été opérés de la honte depuis fort longtemps !

   

Moi l’insécurité je vous demande d’arrêter de me réduire à mon simple écho c’est super insultant à la fin ! J’existe mais on ne s’intéresse pas à mes causes ou aux solutions pour m’éradiquer… Tout ce qui les intéresse, c’est le bruit que je produis !  On parle de moi à tout va, mais jamais dans ma globalité. On ne retiendra de moi que mon côté sensationnaliste, ma forme mais jamais à mon fond. Je ne suis pas seulement une incivilité faite à une mamie, un bus cocktail-molotové ou un graffiti sur un wagon de TER. Ni seulement, un meurtre, un viol, une gifle, un hij-niqab, la violence à l’école, une mini-jupe mais aussi un 5 feuilles fumé au clair de la lune.

   

Je suis un abus de biens sociaux, un détournement de fond mais surtout de la vérité. Je suis une violence perpétuée envers monsieur et madame tout le monde, bien plus symbolique que physique. On ne me comptabilise pas toujours dans les statistiques de la délinquance car je suis aussi la fraude faciale, une ségrégation sociale ou spatiale. Je suis la discrimination au logement, à l’embauche, un plan social ou la menace d’un licenciement. Je suis la précarité et je fais même mal au travail. Je suis la bande de Gaza occupée, une expulsion-charterisation, une bavure policière passée sous silence. Je suis le numero d’ecrou n° ??927, le système de protection sociale qui s’américanise, un SDF qui meurt sur le bitume…

 

Je suis un discours souvent culpabilisant, un matraquage verbal quand on rajoute le suffixe « ons » à sauvage, lorsque on veut karcheriser « le bruit et l’odeur »… Plus on a connaissance de ma potentialité, plus on se protège et moins on me tolère. Et pourtant, le risque zéro n’existe pas. Souriez, je suis un simple cliché, un re-SENTIMENT fait de peur et d’anxiété. Et vu qu’on va tous mourir en 2012, non pas d’une prophétie Maya… mais d’une réélection de Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa… alors tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles ! Non, vous ne croyez pas?

 

Signé la TEAM-K,

qui n’aime toujours pas l’orthographe

mais qui souhaite du courage aux étudiants.

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 10:38

 

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 Que ce pays est mou. A chaque fois que la France tremblote, qu’un mouvement social pointe le bout de son nez, je me dis qu’une nouvelle révolution se met en marche. Finalement c’est les vacances scolaires, l’essence est en pénurie, madame Betancourt est une voleuse décomplexée, les ninjas musulmanes menaçantes se multiplient… (et j’en passe niveau divisons pour mieux régner et endormons la masse d’avantage) !

Et vlan dans ma face : ça retombe comme un soufflet.  Toute la Gaule est hypnotisée par le(s) pouvoir(s) et les psychoses qu’il(s) distille(nt) ! Toute ? Non ! Car un village peuplé d’irréductibles grévistes-sans-papiers résiste encore et toujours à l’envahisseur. C’est ce que nous avons pu constater quand touristiquement parlant « nous sommes montés à la Capitale », comme ont dit en Province.

 

Après avoir arpenté Paris de long en large, mon moment si attendu était arrivé : THE visit of the Quai Branly. Résultat des courses : 1H30 de queue interminable et ma passion pour l’Anthropologie a finalement céder à la pression du groupe qui proposait de se rendre Porte Dorée à la Cité de l’Immigration. Ayant une puissante aversion pour ce lieu de pacotille, pure instrumentalisation politique de ce foutu ministère de l’Immigration et de l’Identité blablabla… ma mâchoire se serre tellement fort que j’aurai pu me péter une prémolaire ! Mais comme St Thomas j’ai coutume de ne croire que ce que je vois… puis en plus c’est gratis… et à 4€60 le café parisien même pas allongé ça fait plaisir.

Quelle fut notre surprise en relevant la tête pour admirer la splendeur coloniale du Palais Lyautey, quand un agglomérat de travailleurs-sans-papiers et de grandes banderoles CGT-istes nous bouchaient la vu ! Nous ne savions pas que le mouvement avait quitter Bastille pour s’implanter dans ce théâtre chargé d’une forte valeur symbolique (oui l’été était passé par là faut dire).  

 

Deux attitudes dans la masse touristique. Ceux qui vont direct vers l’accueil récupérer les précieux audio-guides pour entamer leur visite. Et ceux plus ou moins interloqués qui se mêlent aux grévistes.

Comment font-ils depuis un an pour tenir ? Ils n’ont pourtant aucune potion magique ! La dignité, si ce n’est l’instinct de survie sont sans doute des moteurs beaucoup plus efficaces ! Je suis scotchée face à ce bordel à l’organisation quasi-militaire.

 Chacun est à son poste. Les communicants sont à l’avant, distribuant des tracts et expliquant à qui veut bien les écouter leurs situations et revendications. Sur le parvis, le café est vendu 20centimes, le moins cher de la Capitale si je ne m’abuse et sans doute le plus chaleureux vu que ce fut un réel moment de partage. Et dans le grand hall aux fresques glorifiant l’époque coloniale, un troupeau de 500 grévistes qui font la queue au bon grès des « agents » CGT pour obtenir un dossier de régularisation.

 

Nous passerons le sujet des guerres intestines au sein du mouvement… du moins ce que nous en avant compris car comme toujours nous ne nous faisons pas la voix des sans voix !

Et loin de plaider pour une régularisation sous le coup de l’émotion, nous croyons sans doute utopiquement TOUJOURS à une libre circulation des humains aux mêmes titres que les marchandises et autres flux financiers plus ou moins douteux… euh… réguliers. Quand il s’agit d’un type du Nord qui migre vers le Sud on parle d’Expatriation… Quand la donne s’inverse, on ose parler de la misère du monde qui vient voler le pain au gaulois et ses femmes au passage.

La situation est des plus gerbante. C’est ça la France ? S’engager (le 18 juin 2010) à délivrer une autorisation de séjour avec des autorisations de travail pour les 6800 dossiers déposés. Et finalement après 1 an de grève, seul une poignée de grévistes a reçu la dite autorisation. Sur 1800 dossiers nous dit un gréviste seule 58 titres de séjour provisoires  ont été délivrés.

 

Soutenez les si vous le pouv’oulez en leur apportant soutien, couvertures et vivres. Et pour citer celui-qui-se-reconnaitra : « Ce pays veut résoudre des problèmes par d'autres problèmes, c'est ça la French-Touch »

 

Provincialement La-Babouch-Team

 

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 18:14

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PREAMBULE: L'heure est grave! Pour ceux qui l'auraient compris, ce blog est collaboratif mais tout a toujours été mis en place pour ne jamais laisser le clavier à la TRES vieille Zora. Parce que tout ce qui l'intéresse ce sont ses baskets, ses vinyles à un SMIC, et son Low-Bike bling-bling et franchement, on s'en tape royal autant que de notre 1ere Babouche! Si on a laissé s'exprimer cette pauvre victime c'est juste pour introduire malhabilement ce documentaire, que dis-je ce "cadeau": Sneakers le culte des baskets... Enjoy!

 

 

      A la manière de Sidney dans le film Brown Sugar: "je me souviens du jour précis ou je suis tombée amoureuse" des sneakers. Mettre autant d'euros dans une paire de baskets, certains diront: FUTILITé (principalement ma mère jadis et mon banquier) mais dès que je vois une paire de sneakers mes yeux brillent et ma carte bleue finit souvent par fumer. Je ne suis pas ce qu'on appelle une freak" ou une addict" comme on dit dans le jargon de la sneak", le matérialisme et l'accumulation ayant pour limites la taille de mon placard à chaussures mais surtout celle de mon budget! Je me fiche un peu du côté technique, de la fidélité à telle ou telle marque, ou des hyperstrike (série limitée). Je marche au feeling donc au coup de coeur et ainsi mes pieds voient défiler des modèle tout aussi différents les un que les autres. Pour la société civile (et surtout mon compagnon) les sneakers ne sont pas très féminines, je ne peux malheureusement pas me rendre à un entretien d’embauche en sneakers, encore moins à un mariage ou passer le grand oral devant le jury qui va décider en 15 min si oui ou non le diplôme sera tien (quoi que.. en tong je l'ai fait!). Ainsi, de temps en temps je ressemble à femme du talon de mes escarpins jusqu'à la pointe de mes cheveux domptés. Passons et revenons à nos moutons. Ma force, comme j'aime le dire pour me rassurer, c'est mon âge avancé et au fil des années les paires de sneakers se sont multipliées... au point que je pourrai chausser tous les CM2 d'une école de ZEP. Il y a déjà 25 ans que j'ai été happé dans la spirale de la culture Hip Hop (je t'ai dit que j'étais vieille) et ça à cause de mon grand frère qui devant la TV, imitait les pas de Sidney dans Achipé Achopé. Il m'a défié de Smurfer mieux que lui et du haut des mes 8 ans je l'ai plié. Sa carrière de breaker était finie et la mienne venait de commencer. Boogaloo dans ta face frérot! On a tous un frère une soeur, un(e) cousin(e) plus vieux qui fait en partie notre initiation à quelque chose. Certains c'est à la drogue, d'autre au foot et moi c'était au Double-H. Mon rageux de frère après sa défaite chorégraphique a totalement abandonné mon éducation et est retourné à son amour pour Kool & The Gang et Shalamar... Heureusement pour moi que l'un de mes cousins avant-gardiste a repris le flambeau. Ce fameux cousin m'emmenait partout avec lui, enfin c'est plutôt moi qui le suivais partout... Je dois mon premier battle à cet hurluberlu! Sa chambre me fascinait. Aux murs, il y avait des posters où figuraient un Malcom X grandeur nature, un Pelé en pleine action ou un Mohamed Ali dans toute sa splendeur. Celui qui m’impressionnait le plus c’était celui de Tommie Smith et John Carlos (les 2 poings levés aux J.O de mexico en 1968). Il y avait aussi des étagères remplies de cassettes audio et vidéos, quelques vinyles et des piles de magazines mais surtout une étrange fresque sur le mur faite de 1000 couleurs représentant la carte d'Afrique. Je ne saurai que plus tard que c'était un graff. Je me rappelle qu'après de rudes négociations, il finit par me céder sa paire de Stan Smith toute pourrie beaucoup trop grande d'ailleurs. Mais avec 1 semelle et  beaucoup de coton c’était comme si je walkais on the moon. Moi qui croyais qu'il m'aimait assez pour me lâcher ses Troop Cobra... et bah même pas!  Quand j'y repense il n'était pas préteur surtout quand il s'agissait de son Atari 7800, de son walkman ou de sa NES. Si ce n'est pas mon cousin préféré c'est bien celui qui m'aura le plus fasciné. Il a été mon meilleur prof d'histoire et d'hiphopologie car quand j'ai eu l'âge de comprendre, il m'a offert tout ce qu'il savait sur la culture afro-américaine mais aussi sur la décolonisation. Il faut croire au miracle parce que mon cousin (parti pour 1 année à Londres) m'a confié sa collection de vinyles, qu'il finira par m'offrir plus tard, l'année de mon bac pour me féliciter de ma mention passable. Mes pieds rêvaient tout éveillés d'une paire de Nike Huarache mais ma mère n'a jamais compris ma passion. Elle n'avait surtout pas les moyens de lâcher plusieurs centaines de francs dans mon délire même si je l'ai souvent menacé en argumentant en détails qu'il pouvait m'arriver n'importe quoi, n'importe où et n'importe quand... et que si on me retrouvais morte dans mes chaussures achetées au supermarket du coin, mes pieds viendraient la hanter. Le père de Hass(Babouch), a eu pitié de ma pauvre âme qui risquait de ne jamais reposer en paix. Il revenait de New-York et m'a offert ma première vraie paire rien qu'à moi: des LA Gear Light (mais si vous savez les chaussures qui clignotaient au talon). J'ai dormi avec le 1er soir, je n'osais même pas les porter: d'une/ de peur de les salir ; de deux/ de peur de me les faire tirer... Et oui c'était déjà le H.DOUBLE.O.D, la Banlieue Nord de Paname à l'époque! Je me souviens aussi avoir claqué toutes mes économies et mes 2 premiers salaires dans quelques vinyles, un voyage à New-York et bien sûr une paire de Pump... A mon retour de NYC, la NBA était rentrée dans ma vie et j'ai largement commencé à enrichir Nike. Les grands de ma famille n'avaient plus que Micheal Jordan, Shaquille O'Neal et Magic Johnson à la bouche... mais ça c'est une autre histoire. Alors si vous voyez une grosse touffe en low-rider rose traverser Paname, une paire de Rebook Top Down aux pieds... ça ne pourra être que moi!

 

Zora corrigée, reformulée, guidée par le reste de la Team (et y en avait besoin) !

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Intro à la Conclusion..


La-Babouch-K® est née d'une fusion entre une chaussure pointue aérodynamique reçue en pleine face et d'une matriochka alcoolisée au thé à la menthe.

Bon ok, en vrai c'est parce qu'elle est ethniquement beur demi slave et qu'elle a une passion pour la chaussure pointue d'Afrique du Nord.

La-Babouch-K® c'est toutes les babouches (K ou pas), co-auteurs et instigateurs d'idées pour l'alimentation de la billetterie blogienne.

Alors, enfile tes babouches, n'hésite pas à laisser tes impressions, critiques, idées ou suggestions...

Bonne errance en Babouch-K-ratie ®.

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