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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 12:04
           Comme une tortue balade sa maison sur son dos, moi je balade ma vie sur mon épaule. Si tout va bien, dans 3 ans j'aurai l'épaule la plus musclée du globe! Mais qu'est qu'y a d'dans ?!?





- Mes cours (pour une fois j'ai pas séché) et de quoi gratter,
- Un bloc-note et ces post-it,
- Un billet de train et un passeport de JUGOSLAVIJA (CФP JУГOCЛABИJA),
- Le Nouvel Obs. et un livre (Les Fabuleuses Aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire),
- Un bloc à dessin et fusain-grafit-&-compagnie,
- Les horaires du bus (je carbure à l'evian et que je roule en BMdouble pied),
- Baûme à lèvres au pluriel et maquillage-qui-ne-sert-pas-mais-on-sait-jamais
- Les garo oubliées par Susu,
- Un porte-chequier-porte-tout-porte-clefs, des sous et un porte-carte,
- Des crèmes de jour de nuit et même de l'après-midi, du paracétamol et des mouchoirs,
- Des pinces à cheveux, une montre et Mes lunettes qui regarde plus dedans mon sac que l'horizon sur le bout de mon gros nez...
- Des USB et mini SD, le Numérique, le MP3, le phone discothèque et ses amis main libre et bluetooth...



Me voilà toute nue... J'ai vidé mon sac! Je me demande ce qu'il y a dans vos poches messieurs et s'il elles sont magiques pour y contenir autant!




Le Sac des filles c'est aussi un album de Camille ,
Samplé par Sidi Omar (Lafayette) mais ça c'est une autre histoire!
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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 14:48
Pics: Proto pour une commande aka MEGA-LOW-MANY

 


                 Mon amie, Carte2sejourbonjour, en matant deux femmes qui se battaient pour un sac à main à moins 70%, a eu une révélation. Elle m'a dit: "Un homme, c'est comme un sac à main!" Le meilleur ami de la femme serait donc son sac puisque on y trimbale nos vies. Alors l'homme est-t-il, par extension, notre meilleur ami?

On lui court après, on est prête à tout pour avoir ce sac à main, qui fait briller nos yeux à travers la vitrine et chavirer notre coeur. C'est lui et pas un autre. Il est si beau, si doux, si parfait, si magnifique, si fabuleux, si évident! On donne des moyens à nos fins: comme on attrape pas un sac avec du vinaigre, on remplit durement le porte-monnaie de notre potentialité afin de pouvoir l'acquérir. On l'imagine déjà à notre épaule et super bien assorti à notre existence. C'est le début d'une nouvelle vie, de 1 on passe à 2 et à 2 on est toujours plus fort, c'est connu. On l'aime tellement! On le montre à tout le monde, on l'apporte partout avec nous, on fouille dans ses poches et on va même jusqu'à le serrer fort contre soi en publique. On lui confit notre vie en le remplissant de notre bric à brac. On se dit que se sera pour la vie, que cette fois ci c'est le bon, qu'il ne nous lâchera jamais et qu'on vieillira avec lui... Et là c'est le drame... (on a engagé des scénaristes américains pour ce moment de suspens qu'on te fait vivre lecteur)

Parfois les coutures lâchent, le sac tout entier nous quitte et nous plante là, une mal intentionnée nous le vole et on devient d'inconsolables futures veuves! On repasse dans les endroits qu'on fréquentait avec lui, on regarde les photos, on les déchire, on les scotche, on appelle notre meilleure copine pour lui raconter encore et encore notre perte. Elle nous dit qu'un sac de perdu c'est 10 de retrouvés. Mais nous on en veut pas 10, c'est lui que l'on veut! On tente de le récupérer, en portant plainte, en criant au monde entier qu'on nous l'a volé, ou en l'apportant chez le cordonnier pour lui redonner vie et un second souffle à notre histoire. Mais il n'y a plus rien à faire, on se sent trahie, le mal est fait, ça ne sera plus comme avant...

Parce que sans sac à main, la vie n'a pas beaucoup de sens et qu'on aime toutes "la magie des premiers jours où on se disait des mots d'amour": on va à la recherche du bonheur, DU nouveau sac, celui qui durera toute une (nouvelle) vie mais pas une saison ou une collection. Mais on fait des erreurs et on laisse parfois des sacs qui ne nous correspondent pas rentrer dans notre dressing, parce qu'ils se sont offerts à nous à coup de promo, on est attiré par les strass et les paillettes ou la nouvelle collection. On va de vitrine en vitrine, on multiplie les acquisitions, on en trouve un plus beau puis plus grand, plus petit, plus fonctionnel, plus tape à l'oeil: on change d'homme comme de sac! Un jour on se réveille, on a 1000 & 1 sac, 1000 & 1 peines. On finit par les solder sur ebay avec une mise en vente à un euro symbolique, l'euro de la rupture plus que consommée...

Un jour, alors qu'on s'y attend le moins, que le porte-monnaie de notre potentialité est vide (on est vêtu d'un sac poubelle et on est même pas maquillé d'abord) PATATRA: celui d'une vie et d'une seule, celui qui va avec tout et qui est à toutes épreuves, finit par nous tomber dessus. Elle a conclut, en me disant que pour les hommes, nous étions comme une paire de baskets. Certains veulent juste y fourrer leurs pieds à la va vite, à certains on fait mal au pieds, on leur file des ampoules, d'autres cherchent la paire mythique, celle qui est basique, celle qui les ''guide pas à pas, ils ont fait le bon choix, et ils y croient''... Ce jour là, bien chaussés, leur BMdouble pieds se transforment en BM tout court...


Alors ça vous fait quoi d'être un sac à main messieurs?


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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 04:14

          
Ça vous dit un verre de thé à la menthe? Servez-vous, c'est cadeau! Vous savourez? C'était bon? Alors raquez les 1€99 cents. Vous m'avez pris pour Paris Lipton? Vous voulez autre chose? Des chebbekias peut être? Okay, mais alors faut compter un supplément!

Maintenant que votre soif est étanchée et que vous êtes bien réchauffé, laissez moi vous conter...


               En me levant ce matin (en retard comme à mon habitude), j'ai eu une douce pensée pour le Maroc et mes 5 sens se sont réveillés, d'un coup (nul besoin d'une introduction funky) !


Un article ne suffirait pas pour exprimer mon big love pour ce pays de l'alchimie et des paradoxes... et encore moins pour mes racines... déracinées... et rempotées.


Le Maroc, c’est ces petits détails qui, quand tu as moins d’une décennie, paraissent énormes comme un pas sur la lune. Ces petits riens qui font la vie et qui jamais ne te lâcheront ! Ce n'est pas le Maroc de carte postale qui m'a réveillé mais la nostalgie de mon enfance...  


C’était de longs trajets en voiture, les retrouvailles avec des cousins que tu connais sans connaître, la liberté et les 400 coups. Je me rappellerais Ad Vitam Aeternam du sel sur mes lèvres aux Sablettes, du souk aux épices, du linge saveur Tide, fraîchement essoré et de ma peau rouge à la sortie du hammam. Les cafards volants, nageurs, et increvables... les rats qui ressemblent à des chats et les chats qui ressemblent à des chiens. Les dessins animés mal doublés, au point que les lèvres remuent encore alors qu’il n’y a plus de son et vice versa. La mosquée Hassan II que la mer chatouille jusqu’à l’érosion... Le Muezzin, le vendeur ambulant de thé (naaaaaaaaa3na3, calmooosssss, za3bouul)... L’urbanisme colonial ajusté à l’architecture arabo-musulmane... C’est aussi les Bubbaloo,
le Pom’s, les Polo-polo à 1 dirham, Sim Orange, Tofita, Kojac, la Cigogne, Judor, Crush, le raïbi, les bongos, les graines de tournesol plein les poches, les Hawai en tout genre... En gros des produits tellement chimiques, que seuls peuvent avaler,
les personnes du mauvais coté de la méditerranée  & tout en prolongeant leur espérance de vie. Avec du recul, tu te demandes comment t’as fait pour boire et manger ces trucs tout en gardant toutes tes dents ! Le Maroc, c’est avant tout l’altérité à laquelle on me renvoie, ici, en Héxagonie : mon pays...

Bon j'arrête de m'improviser guide touristique ... Les articles sont là pour durer, pas pour saouler. Je suis sortie de mon lit, et qu'est ce que je vois? DE LA NEIGE! Mais n'importe quoi, y a plus de saison ma bonne dame. Ma BM-Double pieds n'étant pas équipée de baskets-pneus-neige, il ne me reste plus qu'à allez faire un thé et une galette de harcha ou à me recoucher... Quand te reverrai-je, pays Merveilleux?


PS: NON ! je ne suis pas payée par l'office du tourisme marocain ....



Pics: Ma Smala     (Adil, Sab, Hass, Dal, Asma) direction Moha2Media...
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Published by S-H-S - dans MarocKinerie
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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 10:11

          

              Hip Hop, je me souviens du temps où je t’écoutais sur walkman et des galères pour me fournir. Alors, chaque acquisition était une vraie réjouissance ! Je peux avouer que j’ai pleuré pour ce baladeur cassette. Comment ne pas être mélancolique ? C’était l’époque où ma réflexion et mes actes avaient peu d’incidence ! C’est sur, on est loin de la madeleine de Proust... L’ambre dont ma grand-mère se parfumait... Ce sont les éphémères de mon enfance et dire que cet instant est consommé ! (envolée lyrique - tchi-tcha)


               Mon rêve après être présidente de la république, c’était de naître pendant les années 60 aux states d’Amérique durant la lutte pour les droits civiques et de l’émergence de la culture Hip Hop. Hip-Hop même si c’est utopique, je sais que tu as la force d’exprimer nos fiertés, nos tristesses, nos frustrations et nos espoirs. Tu es la poésie de demain !


               Hip Hop, Tu me fous le spleen comme disait Baudelaire ou le seum comme diraient les Zupards ! Plus d’une décennie que l’on vit ensemble et plus d’une fois j’ai voulu demander le divorce ! Tu devenais plus que populaire et je pense que j’aurais pu amasser pas mal de billets. Je t’aimais parce que l’argent ne te faisait rien. Mais je vois que le capitalisme rattrape tout, même toi Hip Hop chéri ! Dois je t’en vouloir ? Je ne sais plus ! Je suis enfin prête à te partager, à condition que tu restes de qualité.


               Je ne laisserais jamais personne te réduire à du rien, dire de toi que tu es primaire, un modèle d’inhumanité, de grossièreté, de violence, de sexe et de dénuement musicale. Ton problème Hip Hop c’est que tu n’as su concilier money et qualité ! T’étais un truc fédérateur pour moi qui dépassait toutes les frontières ! Ton credo c’était de poétiser la misère pour ne pas s'enrichir sur celle des autres !


               Hip Hop je t’aime, Hip Hop je t’adore. Ta culture est entière : BBoying, Graff, Mc’ing, Djing... Hip Hop j’espère que tu continueras à m’offrir ton extraordinaire et incontournable potentiel. Tu es doué de sociabilité par ton écoute, ton respect et l’échange que tu procures.

 

Je me rappelle (style j’ai traversé les siècles) d’un temps où tu avais toutes tes lettres de noblesse et où t’écouter était marginal. Pour moi tu étais un mode de vie plein d’ambitions fait de croyances et de valeurs. J’espère que l’explosion de ta culture ne t’a pas tué.

 

Le Hip Hop, ça a été un exutoire qui m’a permis de penser librement et d’épancher mes incertitudes et mes sentiments sur papier.

 

Hip Hop, je chéris ton engagement, ta spiritualité, ton authenticité, ta légèreté, ton inventivité, ta facétie, ta fraîcheur mais surtout ton accessibilité. Tout le monde peut faire du Hip Hop ! Tout le monde peut le vivre comme une rite initiatique, peut en faire sa vie, sa passion, mais sûrement pas son métier !

                 Plus de quinze ans que je m’abreuve à ta source et voilà « j’ai mal au mic » parce que tu deviens un phénomène de mode formaté pour les jouissances du grand public.


Le Hip Hop que j’ai connu et que je croise de moins en moins c’était l’underground militant et voix de la masse qui exprime ses maux et ses jubilations. Mais où est t-il passé ? Il s’est perdu dans les méandres de l'érotisation des armes, du bling-bling, des biatchs généreuses et toujours disponibles... et surtout de l’argent qui appelle l’argent. Le Hip Hop est parfois devenu la vitrine de la société de consommation. Le gangsta rap n’a pas fini de dépérir, auto martyre de sa parodie. Les kilos d’or et de diamants que PDDY arbore autour de son cou, n'oublie pas que c’est toi qui lui offres.

                Je me rappelle de notre première confrontation et malgré la secousse provoquée tout de suite je t’ai affectionné ! Bizarrement, c’est comme si je t’avais toujours connu ! Une intimité à toujours été présente entre nous et c’est peut être pour ça qu’aujourd’hui tu t’es permis autant de dérives et de familiarités à mon égard. Jamais je ne te renierais tu es mon premier grand amour et ce n’est en rien un secret. Jamais je ne pourrais entonner : ‘Que le Hip Hop français repose en paix’ car je suis persuadée que tu as mûri et qu’un tournant t’attend.

 


                     Rédaction à 6 mains: Hadouj la mangeuse de chat, Mista D. et la Babouch-K


Pics: Proto. pour le logo de D-Town...    (Merci à toi Yacco star qui nous a réuni !)

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 13:14

  

    
           A la maternelle, tu apprends que tu es différent, parce qu’un de tes charmants camarades te traite de sale noir. Tu ne comprendras pas ce que c’est mais tu liras la haine dans ses yeux.


          C’est au collège que tu apprends ce qu’est le racisme quand t’es le seul black et que pendant toute ta scolarité on t’appelle bamboula, banania, Mamadou. En fin de 3ème, alors que tu veux faire une 1ère Littéraire, on te dit que c’est plutôt direction le BEP ("pour les gens comme toi").


          Au travail, on te fait des remarques sur ta coiffure, ton costume ou ta femme blanche que l’on traite de putain.


          Tu deviens père d’un petit métis et tu pries pour que tout ce que tu as vécu ne lui arrive jamais, que tout ça n’est qu’une illusion et qu’il ne rentrer
a jamais en pleure de l’école.


         J’ai pas de remède!! 
Je veux juste que mes enfants, comme les tiens ou ceux de n'importe qui puissent vivre ensemble, sans se poser de question et que jamais on ne leurs déclare: " Tu peux pas faire cela parce que t'es noir, arabe, asiatique".


        Je constate que le racisme est tellement légitimé dans le Pays des Droits de L'Homme, qu’on a presque l’impression qu’il n’existe pas. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil mais surtout personne il est mort. Si t’es pas pendu à une branche, t’es pas victime. Si le KKK n’a pas débarqué chez toi en Jet, tu n’es alors que victime de paranoïa et puis tu sais c’est pire dans d’autres pays. 


       Certaines personnes peuvent s’éloigner de leur différence. Moi je ne peux pas changer ce que je suis et je n’en ai pas l’envie d’ailleurs. Je ne veux pas d’une France multiculturelle le temps d’une rencontre sportive: BLACK BLANC BEUR scandait la foule.


Nous sommes tous sujets au refoulement et à la  discrimination parce que ton taf, ta situation, ton milieu social te valorisent ou te font devenir un va nu pied galeux. Dis moi ce que tu as, je te dirais qui tu es!  Alors:


A mes GENS en FRAUDE SOCIALE, SPATIALE, FACIALE...
A mes SCHIZOPHRÈNES en puissance adaptative...
A mes culs entre 2, 3 Chaises voir plus si affinité
A mes OMNI (objet muslim non identifié)
Au Bruit & à l'Odeur
A mes Parents venus se perdre ici...
A toi Marianne de France de la République et de Navarre
A ta Ségrégation & à ta Négation!

Pas de quoi tomber dans le fatalisme! YES WE CAN !

Comme Werther's original , je veux que la France me dise VOUS: "parce que vous êtes quelqu'un d'exceptionnel"...  Le vouvoiement je le mérite! Une jour on se parlera de femme à femme madame la France... tu verras!!

Rédaction à quatres mains, avec la prêtresse de l'accusation et du regret...

    

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Intro à la Conclusion..


La-Babouch-K® est née d'une fusion entre une chaussure pointue aérodynamique reçue en pleine face et d'une matriochka alcoolisée au thé à la menthe.

Bon ok, en vrai c'est parce qu'elle est ethniquement beur demi slave et qu'elle a une passion pour la chaussure pointue d'Afrique du Nord.

La-Babouch-K® c'est toutes les babouches (K ou pas), co-auteurs et instigateurs d'idées pour l'alimentation de la billetterie blogienne.

Alors, enfile tes babouches, n'hésite pas à laisser tes impressions, critiques, idées ou suggestions...

Bonne errance en Babouch-K-ratie ®.

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