Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 20:29
2009_10_01_Porc_Pekin.jpg Pointage. Direction le vestiaire. Enfilage de la marinière réglementaire, du pantalon et des bottes de sécu assortis. C’est  la marée basse et vous avez assurément l’allure chic d’un chirurgien-marin pêcheur. Vous seront proposés un tablier jetable d’un bleu tiers-monde assorti aux manchettes et aux deux paires de gants fortement recommandées. Vous n’y êtes pas encore mais ça sent déjà la barbaque. Ambiance Aïd-el-Kebir à l’échelle industrielle. Au programme, mélange aseptisé de graisse et de sang. Il fait froid, mais encore plus que la rumeur populaire voulait vous le faire croire.

 

Prise de poste. A la vue du carrousel transportant les carcasses du point A au point Z de la production, vous vous souvenez du petit lapin désorienté qui vous a accueilli sur le parking. Vos encouragements pour qu’il retrouve la liberté n’y feront rien, ce con court déjà en direction de sa mort programmée. Il ne sait pas qu’un lapin en amène 250.000 autres à la semaine. Ni plus qu’étourdi, saigné, dépecé et éviscéré, il finira bidoche avec pour seule identité, celle d’un numéro de lot. Sait-il que décapité, il rejoindra ses nombreux frères et sœurs consanguins crochetés sur ce tourbillon d’acier chromé qui a tout d’un manège désenchanté ?

 

Goutte à goutte d’hémoglobine. Pluie rouge qui ne tombe pas au hasard. Crissement de scie circulaire à  chaque animal réduit en puzzle. Découper, éviscérer, transporter, trainer, jeter. Voilà la gamme des possibles de votre autonomie. Ne surtout pas prendre d’initiative, sous peine de déséquilibrer le désordre qui se veut organisé. Votre mission si vous l’acceptez mettre toutes les pièces dans un ordre anatomiquement incohérent. La tête en deux placée sous les cuisses. Le râble par 3 au sud de la barquette. Une mono-dose de Marijane de Provence posée en respectant scrupuleusement le cahier des charges. Ni trop à droite, ni trop à gauche mais surtout pas au centre. Apothéose, le morceau de foie surplombant cette œuvre picassienne. C’est là que vous vous dites que quelque chose ne va pas. Le foie chez nous équivaut au cœur, y a donc comme un hic. Ici, il finit apparent à la vue de tous. Si ce n’est au kilo dans une barquette en polystyrène noir comme l’enfer.

 

Tout de suite, c’était plus clair. J’ai repensé à S. qui officiait dans ce même lieu pendant une longue année en horaires odieusement décalées. Il n’y avait plus l’ombre d’un doute, la raison était matérialisée en ces lieux. Cette raison qui fit d’elle une personne plus froide que la viande qu’elle avait brassé. Ici, l’humanité n’a pas le droit de citer, tu marches ou tu crèves. Sur une base de prédisposition à devenir l’ombre d’elle-même, là était le déclic. Parce que travailler en ce lieu 9h par jour, en compagnie d’ouvriers qui ne savaient que machinalement vivre leur vie, devait sans doute laisser quelques séquelles. Etre réduit à la flexibilité et aux cadences effrénées ça doit assurément te mettre un double-side-kick direct dans l’âme.

 

Taillable, jetable, interchangeable et corvéable à merci. Tous ensemble mais surtout chacun à son poste dans cette fourmilière où vous n’êtes qu’une particule de poussière. Il serait humain de vouloir shooter dedans à pieds joints. Et pourtant, il se trame quelque chose qui vous donne du baume au cœur. Les fourmis titulaires commencent à faire ce qu’elles croient être leur révolution. Elles osent en ces temps de disette nationale, revendiquer l’espoir paradoxal de travailler moins. Non pour gagner plus mais pour passer plus de temps en leur foyer que dans une chambre réfrigérée. Ici, le temps est long, s’il n’est mort et ses minutes dilatées. Ces milliers de barquettes qui circulent sous vos yeux finiront sur les tables de jardin en PVC vert sapin de la classe plus ou moins moyenne. Souhaitons leurs, au milieu des fumées barbecues, convivialité, éclats de rire et grand soleil. Fait-il beau dehors ? Pleut-il ? Vous ne le saurez jamais, puisque vous rentrez ici le soleil n’est pas levé et vous en sortez la nuit est déjà tombée.

 

C2SB

 

 

- Remerciements -

Merci à Madame Je-sent-la-transpi de Crevard-people qui me propose des missions 10 minutes après que l’équipe ait intégré le Goulag. Je suis disponible mais pas dévouée copine alors ne compte pas sur moi pour mendier parce que l’offre et la demande c’est pas unilatéral que-même.

Merci à tous ces lapinoux & chevreaux qui finissent mal en se sacrifiant naïvement sur l’autel de l’industrie agroalimentaire.

Mais surtout, merci à mon fidèle collant Damart de Super-Esclave qui m’a permis de ne pas sombrer dans l’hypothermie au premier quart-temps.

Par C2SB - Publié dans : Pour 50€ t'as 300.000 CFA
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Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 21:47

Youpi, on s'est déplacé en masse. On a voté. On est content.  Bah tu sais quoi machin, je me vomie dessus d'avoir participé à cette mascarade électorale. Ca me dégoute d'avoir contribué à ce qu'un petit homme pirouette cacahuète, accède au trône de commandeur de la démocratie représentative. Je ne me retrouve pas dans ce type, dans son programme, ni plus dans celui des autres zozos qui tapaient un battle en mode chaises musicales pour savoir qui avait le mieux surfer sur la vague.

La démocratie reste et restera la plus grande carotte du siècle. Viens pas me parler d'1.7.8.9. t'y étais pas et moi non plus. Je ne comprends pas ce pays mais il ne fascinera toujours. Il aime se rappeler de ce qu’il croit être une victoire mais préfère oublier toutes les défaites du quotidien.

 
En France, je crois que le quota d'amnésiques est record. Avoir la mémoire courte à ce point là, si ce n’est pas du masochisme, c'est quoi ? Vous aimez vous faire du mal et mieux oublier pour que le prochain shoot soit une jouissance renouvelée. Bon les gars c'est quand qu'on prend notre destin en main, c'est quand on suscite le changement, le durable, le vrai ? 
Ce pays passe sous silence sa souffrance. Il a des TOC et se sent obligé de focaliser sur des choses de l’ordre du détail. Un pays qui pourtant semble bouillonner mais en même temps est fataliste et endormi. Un pays qui s’indigne et s’indigne et s’indigne mais qui a du mal à se mettre en mouvement. Un pays a qui, on donne l’illusion tout les 5 ans qu’il peut choisir son destin  Moi j’ai tout l’impression que les dés sont pipés alors à quoi bon jouer cette partie ? Cette partie qu’on ne veut pas que je joue. Cette partie dont je voudrais être actrice mais où on m'assigne au rang de spectatrice à observer sur le banc de touche. Je ne comprendrais jamais ce pays qui voudrait que je grossir le rang des travailleurs pauvres étourdis par la société de consommation. Ce pays où les écarts socio-économiques grandissent jusqu’à se creuser et tous nous enterrer dans l’indifférence. Nous sommes des inconnus les uns pour les autres. Nous cohabitons dans un pays qui vend de l’humanisme et une vision éclairée de la vie mais qui ne sait qu’enfermer et brimer.

Donnons des moyens à nos faims. Nous avons un pouvoir infini, celui d'œuvrer à un mieux vivre ensemble et à un destin commun. Le changement c'est toi, plus moi, plus tous ceux qui le veulent, plus lui, plus elle, plus tous ceux qui sont seuls, allez venez et entrez dans la danse, allez venez c'est notre jour de chance. Aaaaaaaaah sa maman, d’une pierre deux coups je viens de placer du Grégoire et parler comme un énarque à 4 francs. Rien que pour ça je veux mourir un peu plus ce soir. Qu’est ce qu’on attend pour foutre le feu ? S’indigner c’est bien mais se « dignifier » c’est encore mieux. Autant les « c’était mieux avant » ont leurs limites mais je refuse les « c’est pas pire qu’ailleurs, on est pas si mal en France ». Tu crois quand même pas que je vais me contenter des miettes qu’on me tej à la gueule et en plus rendre la monnaie ?  

 

A ceux qui croit que la démocratie est une forme de salue bah allez vous faire voir chez les grecs. C’était un mauvais feeling de suivre ce moove et surtout de vouloir l’imposer au monde entier. L’autodétermination d’un peuple n’a rien à voir avec une histoire, qui de scrutin en scrutin est toujours la même. Tout n’est que récupération et assurage d’arrière parce que depuis le début de la campagne ils pensent tous législative… faut bien, tu me diras parce que charité bien ordonnée commence par sa propre gueule. Moi-même je me mens... à moi-même. J’ai jamais digéré les estampillassions PS sur la Marche des Beurs ou SOS Racisme… j’ai jamais digéré les Mi-Figues Mi-Raisins… en faite la liste de mes indigestions est grande. Alors je me suis jurée à moi-même de ne jamais voter PS au premier tour. Bon au deuxième tour, pas trop le choix, bipartisme oblige je me fais toujours violence.

 

Ma seule micro satisfaction dans cette affaire c’est le retour à l’envoyeur de pas mal de vautours qui squattaient le perron de l’Elysée. Bon même s’ils ne pointeront jamais à Paulemploi, j’ai tout de même le rêve fou, celui de retenir une seule mesure UMPienne : celle de la formation des chômeurs. J’entends par là les promoteurs de la démocratie, ceux bientôt au chômage de courte durée. Je les condamne à une formation en alternance ça va s’en dire en adéquation avec leurs aspirations et leurs qualicompétences. Nettoyeurs de WC pour une France Forte Harpic Bleu Marine. Bye bye Brice, Nadine, Claude, Eric, Rachida, Rama, Fadela.. ah non elles sont déjà plus là… et au reste de la promotion 2007-2012.

 

Bref c’est le moment de faire une minute de silence pour ce pauv' con qui se casse... une minute de silence pour celui qui a fait tant de bruit en 10 ans aux plus hautes fonctions... une minute de silence parce que malgré tout le changement c'est pas pour demain la veille (sauf si changer c’est régresser).  

Par C2S - Publié dans : La-Babouch-K-omprend Rien
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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 09:16

  Saleté ! Le seul truc surgelé qui sort de mon frigo c'est par l'œuvre de ma grande énergie et non pas de ce connard de Picard. Picard comme dans Picardie, une contrée annexée de la Roumanie Occidentale qui commence en Oise et se finit on ne sait trop où ma gueule. Sans doute en sauvagerie.

 

Ma mère m’a trop violenté à coup de spatule en bois afin que je sois prête à marier et à dégager à tout moment. Elle croyait avoir tout résumé entre deux démonstrations viriles d’amour maternel avec l’adage suivant : « Un homme, ma fille, ça se retient par le ventre mais aussi par le bas-ventre ».

 

Tout un programme culinaire. Mais pour le reste ?

 

Ne te crois jamais permis de placer sous le sapin de noël imaginaire, une smartbox SM-Prono-Chic valable dans tout les peep-show de France et de Navarre. Je ne suis pas là pour assouvir tes fantasmes car n’oublie pas que tu m’as choisi Oedipiennement parlant pour que je m’occupe de toi comme ta propre mère. Alors les extras places les toi sous le coude.

 

N’oublie jamais que je pue la rue et qu’heureusement que je ne m’appelle pas Roh2f sinon je pourrais jurer qu’elle m’a mis au monde. Rappelle toi que je suis une hyène parmi les lionnes. Rien de majestueux mais tout de putassier dans le geste comme dans la pensée.

 

Je ne ferais aucun effort pour te retenir, ni stomacalement et encore moins chibriquement parlant.

 

Si tu protestes trop je ne te désignerai jamais la porte et t’inviterai à aller voir si l’herbe est plus verte et plus grasse ailleurs. Non, mon gros rassure toi, je te laisserai toujours croire que tes désirs passent avant les miens.

 

Et un jour sans prévenir, je te ligoterais après t’avoir assommé du plat d’une casserole que tu auras osé m’offrir pour la Saint-Va-T’en-Loin.

 

Je me contenterais de te ligoter… non en fait de t’écarteler après avoir pris soin de te bourrer le gosier d’un chiffon avec quoi j’aurai vaillamment récuré les WC. Combien de fois connard j’ai répété qu'il fallait lever la lunette avant de pisser ?

 

Ce rouleau de chatterton qui te servait à tout rafistoler dans ce qui nous servait de logis, sera ton dernier rempart avec la mort.

 

Aucune rançon ne sera réclamée mais on verra si ta maman chérie tient pour de bon à toi. Sinon la prunelle de ses yeux finira découpée en tranches régulières proprement stockées dans des sacs sous-vide. Point de déperdition, point de gaspille. Ta tête sur le brasero, tu n’auras jamais aussi bien porté ton surnom de bouzelouf sale halouf.  

 

Moi aussi je t’aime. Quoi tu en doutais ?

 


Mahmouda, profanatrice de conversations MSN 

Par Mahmahmahmouda - Publié dans : Homme/Femme: mode de désemploi
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Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 17:16
http://lovewallpapers.org/images/wallpapers/Heart%20Island-412674.jpeg  « Certaines me prendraient pour un monomaniaque voir un déséquilibré. Je me confesse, j’aime rester des heures à observer la vie, le monde qui tourne ou scruter de tous simples détails. Un intense bonheur que de disséquer une arcade sourcilière féminine, un grain de peau, la symétrie du visage. 

 

Prendre le temps tout simplement celui de contempler ces microcosmes du corps féminin, autres courbes et lignes droites. Finalement y percevoir l’esthétisme le plus pur, la perfection qui  tout comme le diable passe par des détails. Rien de précipité mais tout d’éphémère.


Anna plus jolie que jamais, la seule qui m’autorisait à la caresser des yeux pendants des heures.  Solaire, au milieu de toute cette ombre et cette médiocrité qui faisait ma vie. Une fée dans ce monde d’ogres qu’on veut cour des miracles. Elle savait faire ses moues enfantines qui finissaient immanquablement par la trahir. Elle avait cette expressivité qui n’avait cesse de me fasciner. Elle s’avait m’écouter sans jugement avec une profonde attention même pour capter le moindre silence. Elle savait disparaitre pour laisser place à l’autre. Pourtant, elle n’avait rien de méthodique, d’organisée ou de minutieuse, elle savait juste m’apaiser. Si elle m’écoutait si attentivement c’était sans doute pour se raconter le moins possible. J’aurais voulu savoir sa vie depuis la moyenne section, j’aurai voulu qu’elle me dise tous ses secrets, l’école qu’elle fréquentait, qui était son 1er amoureux.

 

Comment savait-elle qu’il fallait à ce point se méfier des hommes sans pourtant clamer que nous étions tous des connards ? Elle savait mes faiblesses mais pas mon plus grand secret, mon fils, ma bataille. Je vais vous dire ma kryptonite. Elle l’avait sans doute deviné, tant ma vie je lui avais déballé. J’ai peur des femmes et ce depuis toujours ! Je vous crains mes Dames autant que je vous admire. Des êtres fascinantes, étranges et mystérieuses, vous êtes hyperpuissantes.

 

Vous avez tous les pouvoirs. Vous avez la maîtrise mais vous nous faites croire que nous décidons. Nous nous plaignons d’un rhume comme si nous allions mourir demain, on hurle à l’hémorragie dès qu’on s’ouvre le doigt avec le coin d’un feuillet. Pendant que vous portez et donnez la vie en toute discrétion, on voudrait être admiré pour avoir fait les courses ou avoir changé une roue. Si vous ne voulez pas, vous vous fermez et c’est fini. Si on ne veut pas, vous nous souriez et c’est ouvert. Vous nous manipulez nous faisant croire que le choix vient de nous. Vous vous relevez à toutes épreuves alors que vous êtes « frêles » et « faibles ». Vous arrivez à faire pleurer des colosses, des hommes qui se retrouve face contre terre telles des brindilles que le vent pourrait porter. Vous êtes en haut du règne animal mais vous avez l’intelligence de rester dans l’ombre. On s’effondre au premier obstacle, on boit. Vous pleurez puis vous vous relevez. Vous donnez la vie, on la prend ou perd la notre ». 

Par Le bloc des lamentations - Publié dans : Homme/Femme: mode de désemploi
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Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 11:09
http://storage.canalblog.com/59/61/281127/14263251.jpg

Avant que le ministre français de l'Intérieur né sur le sol ch'timi C.Guéant ne pense à m’envoyer une OQTF, je fais ma valise et je me tire ! Les circulaires à l’encontre des étrangers se multiplient comme la variable « enfant » dans l’équation « allocations familiales ».


 

 

En fait si je suis venue vous dire que je m’en vais, ce n’est pas parce qu’en ce moment ça sent comme si j’étais tombée dans une fausse sceptique et qu’impuissante je nageais à contre courant dans les flots de votre précieux caca. Je rentre chez moi pour la simple et bonne raison que je n’aime pas l’automne et surtout parce que je suis diplômée.

 

Je n’ai pas peur du grand méchant loup qui n’est qu’un sous-fifre, une marionnette de plus à la goule grande ouverte. Certes son verbiage est acerbe mais ça ne me choque pas, je viens d’un pays où la liberté d’expression n’existe même pas en rêve. C’en est presque rafraichissant… même si le fond est plus dégueulasse que la forme. Les petites phrases assassines resteront gravées dans certaines mémoires mais les circulaires continueront à être appliquées. Quoi que… vous êtes champions du monde du tri et de la mémoire sélective. Et tant que ça ne vous concerne pas directement, vous vous en foutez. Bravo, l’individualisme ne vous a pas frappé à moitié !

 

Votre pays j’en connais un peu l’histoire et franchement ce qui s’y fait en ce moment ça a tout d’un septembre 1939. Fichage, quotas d’étrangers, contingentement, islamophobie, pluie… ah non pas la pluie parait que ça revient cycliquement. Quoi j’exagère ? Quoi je fais une analogie ? Quoi, quoi quoi ?

Bon allez je ne vous dois rien, vous ne m’en devez pas d’avantage alors, okay on va mettre ça sur le dos large de la crise. L’incertitude et la peur activeraient un mécanisme qui s’appelle « le pointage de doigt » (stigmatiségrégation). Qu’importe moi je m’en vais et plus individualiste que moi y a pas alors je m’en fiche vraiment du destin de votre nation. Mais grâce à vous j’ai tout appris sur la démocratie : en clair on a le Président qu’on mérite. Vous avez bien élu ce type à la majorité, ses idées et réformes dans la foulée ? Vous lui faites confiance et grosso-mierdo il fait ce qu’il a promis de faire et pas qu’entre les lignes.

 

Après… je ne peux rien pour vous si vous ne savez pas lire un programme électorale et si vous avez la mémoire sélective au point d’oublier que ce type n’est pas sorti de nulle part… ou de la cuisse de Jupiter (j’ai jamais rien compris à cette expression). Je ne peux rien non plus pour vous qui apparemment voulez donner des leçons de démocratie accélérées aux autres peuples alors que vous-même n’y avait il faut le croire, rien compris ! Si j’ai bien appris : la majorité GAGNE c’est bien ça ? Et la majorité silencieuse qui ne s’est pas déplacée aux urnes, RÂLE mais seulement par murmure au comptoir d’un PMU miteux ou lors d’un repas de famille, c’est bien ça aussi ?

 

Initialement, je voulais vous parler de moi, de moi et encore de moi (un peu comme ci mon nombril était le centre de vos vies) en évoquant mon passage en France et les impressions que vous m’aviez laissé… Je retiendrai de votre pays que vous aimiez trop regarder ailleurs. Soit pour vous rassurer en vous disant que c’est pas si mal en France et/ou soit pour critiquer un peu plus ce qui se passe là-bas. Vous vous rassurez finalement en vous disant que vous, vous êtes humains et civilisés...  Et finalement même en regardant ailleurs vous ne vous regardez que le nombril.

 

D’accord là-bas… ailleurs, il y a des despotes, des salopardos qui font régner la terreur. Offusquez vous et glosez vous du Printemps Arabe… comme si c’était grâce à vous que certains c’étaient libérés de leurs chaînes. Vous attendez sans doute que les « opprimés » vous remercient comme si vous aviez payé la rançon ? Ils ne vous doivent rien, le temps des colonies et du protectionnisme paternaliste c’est ni-fi mais si on y regarde bien les dictatures à gauche à droite découlent de la colonisation (oui c’est mon côté Bandung qui jacte).

 

Quand vous vous détachez de votre nombril vous arrivez à peine à regarder le bout de votre nez, ce qui est humain, mais qui n’excuse rien ! Les salopardos partis on fait quoi ? Je parie un Michoko que rien ne changera voir que ça empirera. Je ne légitime en rien la dictature et je ne dis pas que « c’était mieux avant », je dis que le désordre engendre (pour le moment) que plus de désordre ! J’espère que tous les espoirs nourris ne deviendront pas pénitence.

 

Les politocards ont perdu leur street credibility… et ces tapages scandaleux qui remplissent les colonnes grasses de la presse ne sont là que pour vous hypnotiser un peu plus, vous endormir et vous dépouillé tout en distillant chez vous un putaing’ de sentiment  de frustration. L’économie n’a plus à se cacher pour affirmer sa prédominance… et rangez moi vos théories illuminatiz’’… inutile de se cacher derrière LadyGogole, Jay-Z ou des pyramides-cyclopes pour pointer du doigt les dérives d’un système (les tenanciers de ce blog ne me contrediraient pas si en un douloureux acronyme on avait tout dit : AÏE [Appareil Idéologique d’Etat]).

 

Inutile de vous parlez des impressions que votre pays m’aura laissé je ne serais que subjective, n’ayant jamais subi de réel choc culturel. J’ai eu la malchance de m’acclimater en douceur à votre pays d’abord en étant scolarisée dans des étab. Français et en passant toutes mes vacances scolaires chez vous. Je n’ai pas eu le temps de fantasmer la France, elle s’est présentée à moi comme elle était. Et j’aime bien votre pays il faut le dire, sinon j’aurai négocié plus ardemment avec mon père pour rester à la Maison et étudier Boulevard El Qods (même si n’est pas Californimarocain qui veut bien l’être).

 

Alors entre 2 cartons, je finalise cet écrit, sur ce précieux bureau en bois reconstitué made in cité-u. Je quitte ma vie étudiante assez satisfaite de cette expérience et page tournée et aussi un peu de ne plus avoir à vivre dans la promiscuité d’un pays qui se ment à lui-même. Un dernier coup d’œil jeté au travers de la fenêtre et je me dis que cette cité-u a finalement tout de ce que la France maudit : sa peur du communautarisme et de son côté populaire… Rien de plus humain de s’agréger de manière affinitaire (certains c’est l’origine, d’autre la religion, d’autre encore des phéromones et les derniers les fêtes alcoolisées).  

 

Et pourtant derrière la promiscuité, la collectivité nous offre la possibilité tout en conservant des liens affinitaires de nous mélanger un temps soit peu. Ca tombe bien certains de mes compatriotes aussi insipides que l’eau du robinet français (parce que qui dit eau courante, ne dit pas eau salubre),  m’ont plus d’une fois saoulé, je n’aime pas les enfants encore plus s’ils sont perdus.

 

Etudiants « Campus Fran-çais », thésards en cotutelle, « fils de », ou issus de la classe-moyenno-supérieure (on dit sans pudeur riche chez nous)… majoritairement ils n’atterrissent pas chez vous par pur hasard. Je comprends ceux pour qui c’est un vrai choc de venir étudier ici… car traités comme des chiens avec indifférence voir mépris (#@!% mouk l’OFFI et la Préf). Pour beaucoup la rentrée 2011-2012 fut synonyme de prise d’otage avec le doublement des ressources exigées ou encore avec un changement de statut (étudiant à salarié) devenu quasi mission impossible.

 

Allez CIAO… je me tire et même pas sur les pointe des mes chirbil !!

 ZINEB E. 

 

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Voilà ce qui arrive quand on donne un crayon à une pipelette... Ma3lich quand c'est long parait que c'est bon. Nous espérons ne pas avoir trahi la substantifique moelle de ton propos pour un ryals Zineb... De toute façon on prédit que la Maroc va rentrer dans la zone euro... au point où elle en est vous me direz pourquoi pas! Merci à toi Zineb d'avoir contribuer et bon retour à la "Zon-mé"... et bonne galère aux autres

Par Zineb E. - Publié dans : Un-K-tagorized (La-Babouch-K-aime)
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Intro à la Conclusion..

 


La-Babouch-K® est née d'une fusion entre une chaussure pointue aérodynamique reçue en pleine face et d'une matriochka alcoolisée au thé à la menthe.

Bon okay, en vrai c'est parce qu'elle est ethniquement beur demi slave et qu'elle a une passion pour la chaussure pointue d'Afrique du Nord.

La-Babouch-K®, c'est un blog d'humeur squaté par les Babouches (K ou pas), co-auteurs et instigateurs d'idées pour l'alimentation de la billetterie blogienne.

Alors, enfile tes babouches et bonne errance en Babouch-K-ratie ®.

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