Vendredi 28 octobre 2011
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Avant que le ministre français de l'Intérieur né sur le sol ch'timi C.Guéant ne pense à m’envoyer une OQTF, je fais ma valise et je me tire ! Les circulaires à l’encontre des
étrangers se multiplient comme la variable « enfant » dans l’équation « allocations familiales ».
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En fait si je suis venue vous dire que je m’en vais, ce n’est pas parce qu’en ce moment ça sent comme si j’étais tombée dans une fausse sceptique et qu’impuissante je nageais à contre courant
dans les flots de votre précieux caca. Je rentre chez moi pour la simple et bonne raison que je n’aime pas l’automne et surtout parce que je suis diplômée.
Je n’ai pas peur du grand méchant loup qui n’est qu’un sous-fifre, une marionnette de plus à la goule grande ouverte. Certes son verbiage est acerbe mais ça ne me choque pas, je viens d’un pays
où la liberté d’expression n’existe même pas en rêve. C’en est presque rafraichissant… même si le fond est plus dégueulasse que la forme. Les petites phrases assassines resteront gravées dans
certaines mémoires mais les circulaires continueront à être appliquées. Quoi que… vous êtes champions du monde du tri et de la mémoire sélective. Et tant que ça ne vous concerne pas directement,
vous vous en foutez. Bravo, l’individualisme ne vous a pas frappé à moitié !
Votre pays j’en connais un peu l’histoire et franchement ce qui s’y fait en ce moment ça a tout d’un septembre 1939. Fichage, quotas d’étrangers, contingentement, islamophobie, pluie… ah non
pas la pluie parait que ça revient cycliquement. Quoi j’exagère ? Quoi je fais une analogie ? Quoi, quoi quoi ?
Bon allez je ne vous dois rien, vous ne m’en devez pas d’avantage alors, okay on va mettre ça sur le dos large de la crise. L’incertitude et la peur activeraient un mécanisme qui s’appelle
« le pointage de doigt » (stigmatiségrégation). Qu’importe moi je m’en vais et plus individualiste que moi y a pas alors je m’en fiche vraiment du destin de votre nation. Mais grâce à
vous j’ai tout appris sur la démocratie : en clair on a le Président qu’on mérite. Vous avez bien élu ce type à la majorité, ses idées et réformes dans la foulée ? Vous lui faites
confiance et grosso-mierdo il fait ce qu’il a promis de faire et pas qu’entre les lignes.
Après… je ne peux rien pour vous si vous ne savez pas lire un programme électorale et si vous avez la mémoire sélective au point d’oublier que ce type n’est pas sorti de nulle part… ou de la
cuisse de Jupiter (j’ai jamais rien compris à cette expression). Je ne peux rien non plus pour vous qui apparemment voulez donner des leçons de démocratie accélérées aux autres peuples alors que
vous-même n’y avait il faut le croire, rien compris ! Si j’ai bien appris : la majorité GAGNE c’est bien ça ? Et la majorité silencieuse qui ne s’est pas déplacée aux urnes, RÂLE
mais seulement par murmure au comptoir d’un PMU miteux ou lors d’un repas de famille, c’est bien ça aussi ?
Initialement, je voulais vous parler de moi, de moi et encore de moi (un peu comme ci mon nombril était le centre de vos vies) en évoquant mon passage en France et les impressions que vous
m’aviez laissé… Je retiendrai de votre pays que vous aimiez trop regarder ailleurs. Soit pour vous rassurer en vous disant que c’est pas si mal en France et/ou soit pour critiquer un peu plus ce
qui se passe là-bas. Vous vous rassurez finalement en vous disant que vous, vous êtes humains et civilisés... Et finalement même en regardant ailleurs vous ne vous regardez que le
nombril.
D’accord là-bas… ailleurs, il y a des despotes, des salopardos qui font régner la terreur. Offusquez vous et glosez vous du Printemps Arabe… comme si c’était grâce à vous que certains c’étaient
libérés de leurs chaînes. Vous attendez sans doute que les « opprimés » vous remercient comme si vous aviez payé la rançon ? Ils ne vous doivent rien, le temps des colonies et du
protectionnisme paternaliste c’est ni-fi mais si on y regarde bien les dictatures à gauche à droite découlent de la colonisation (oui c’est mon côté Bandung qui jacte).
Quand vous vous détachez de votre nombril vous arrivez à peine à regarder le bout de votre nez, ce qui est humain, mais qui n’excuse rien ! Les salopardos partis on fait quoi ? Je parie
un Michoko que rien ne changera voir que ça empirera. Je ne légitime en rien la dictature et je ne dis pas que « c’était mieux avant », je dis que le désordre engendre (pour le moment)
que plus de désordre ! J’espère que tous les espoirs nourris ne deviendront pas pénitence.
Les politocards ont perdu leur street credibility… et ces tapages scandaleux qui remplissent les colonnes grasses de la presse ne sont là que pour vous hypnotiser un peu plus, vous endormir et
vous dépouillé tout en distillant chez vous un putaing’ de sentiment de frustration. L’économie n’a plus à se cacher pour affirmer sa prédominance… et rangez moi vos théories illuminatiz’’…
inutile de se cacher derrière LadyGogole, Jay-Z ou des pyramides-cyclopes pour pointer du doigt les dérives d’un système (les tenanciers de ce blog ne me contrediraient pas si en un douloureux
acronyme on avait tout dit : AÏE [Appareil Idéologique d’Etat]).
Inutile de vous parlez des impressions que votre pays m’aura laissé je ne serais que subjective, n’ayant jamais subi de réel choc culturel. J’ai eu la malchance de m’acclimater en douceur à votre
pays d’abord en étant scolarisée dans des étab. Français et en passant toutes mes vacances scolaires chez vous. Je n’ai pas eu le temps de fantasmer la France, elle s’est présentée à moi comme
elle était. Et j’aime bien votre pays il faut le dire, sinon j’aurai négocié plus ardemment avec mon père pour rester à la Maison et étudier Boulevard El Qods (même si n’est pas Californimarocain
qui veut bien l’être).
Alors entre 2 cartons, je finalise cet écrit, sur ce précieux bureau en bois reconstitué made in cité-u. Je quitte ma vie étudiante assez satisfaite de cette expérience et page tournée et aussi
un peu de ne plus avoir à vivre dans la promiscuité d’un pays qui se ment à lui-même. Un dernier coup d’œil jeté au travers de la fenêtre et je me dis que cette cité-u a finalement tout de ce que
la France maudit : sa peur du communautarisme et de son côté populaire… Rien de plus humain de s’agréger de manière affinitaire (certains c’est l’origine, d’autre la religion, d’autre encore
des phéromones et les derniers les fêtes alcoolisées).
Et pourtant derrière la promiscuité, la collectivité nous offre la possibilité tout en conservant des liens affinitaires de nous mélanger un temps soit peu. Ca tombe bien certains de mes
compatriotes aussi insipides que l’eau du robinet français (parce que qui dit eau courante, ne dit pas eau salubre), m’ont plus d’une fois saoulé, je n’aime pas les enfants encore plus
s’ils sont perdus.
Etudiants « Campus Fran-çais », thésards en cotutelle, « fils de », ou issus de la classe-moyenno-supérieure (on dit sans pudeur riche chez nous)… majoritairement ils
n’atterrissent pas chez vous par pur hasard. Je comprends ceux pour qui c’est un vrai choc de venir étudier ici… car traités comme des chiens avec indifférence voir mépris (#@!% mouk l’OFFI et la
Préf). Pour beaucoup la rentrée 2011-2012 fut synonyme de prise d’otage avec le doublement des ressources exigées ou encore avec un changement de statut (étudiant à salarié) devenu quasi mission
impossible.
Allez CIAO… je me tire et même pas sur les pointe des mes chirbil !!
ZINEB E.
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Voilà ce qui arrive quand on donne un crayon à une pipelette... Ma3lich quand c'est long parait que c'est bon. Nous espérons ne pas avoir trahi la substantifique moelle de ton propos
pour un ryals Zineb... De toute façon on prédit que la Maroc va rentrer dans la zone euro... au point où elle en est vous me direz pourquoi pas! Merci à toi Zineb d'avoir contribuer et bon retour
à la "Zon-mé"... et bonne galère aux autres
Vos K-ommentaires